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Que faire si l’on vous dit que votre enfant doit absolument prendre une drogue psychiatrique?

Dites «non!» et sachez qu’il est illégal de forcer quelqu’un à subir un examen médical ou psychiatrique ou même de recevoir un traitement sans son consentement!

Le Québec est le « champion du Ritalin » selon un article paru le 27 novembre 2004 dans le Journal de Montréal et basé sur les statistiques d’IMS Health Canada. Le Québec serait la province où on prescrit le plus de Ritalin au Canada. La province, qui ne représente que 24 % de la population canadienne, génère à elle seule 37 % de toutes les ordonnances de méthylphénidate et 31 % de tous les comprimés ingurgités, d’un océan à l’autre.

Par contre, ces chiffres ne représentent qu’un aspect d’un problème beaucoup plus vaste. En effet, un nombre grandissant d’enfants sont contraints de consommer des drogues psychiatriques aux effets secondaires dangereux . Il s’agit d’une atteinte à leurs droits fondamentaux qui est contraire à l’esprit, voire à des dispositions précises, du droit québécois.

Dans le contexte scolaire actuel, des gestes illicites sont souvent posés par le personnel enseignant, professionnel ou administratif : prétendre qu’un enfant souffre du TDAH (trouble de déficit de l’attention/hyperactivité), insister qu’un enfant prenne un médicament ou une drogue, ou pire encore, menacer les parents que l’enfant sera exclu de l’école s’il ne consomme pas le médicament en question. En effet, selon la loi médicale en vigueur au Québec, seul un médecin a le droit d’établir un diagnostic ou de prescrire un examen, un médicament ou un traitement .

De plus, les parents ont toujours le droit de refuser de consentir à toute forme de traitement médical . Quant aux menaces d’exclusion de l’école, elles sont contraires aux dispositions de la Charte québécoise qui garantit le droit à l’éducation . À ce sujet, l’ex-ministre de l’Éducation Pierre Reid a affirmé l’an dernier : « Un enseignant ne peut pas décider de médicamenter un élève et il ne peut pas exiger qu’il reçoive des médicaments. »

En raison de l’étendue du problème au Québec, malgré les lois existantes, nous soumettons qu’il y a une nécessité de légiférer pour protéger les enfants contre de tels abus. D’ailleurs, une quinzaine d’états américains dont le Texas, le Connecticut, le Minnesota, la Virginie, l’Illinois et le Colorado ont passé des lois et des résolutions demandant aux autorités scolaires d’adopter des politiques interdisant au personnel de l’école de recommander ou d’exiger la consommation de psychotropes ou de stimulants.

Malgré que le problème affecte grandement le domaine de l’éducation, l’origine de ce fléau provient en réalité de l’industrie pharmacopsychiatrique. Ce sont eux qui prêchent que l’échec scolaire relève de troubles mentaux et qu’une pilule peut régler le problème. De plus, l’existence du TDAH n’est pas prouvée scientifiquement. Il n’existe aucun test scientifique, neurologique ou biochimique qui prouve son existence telle que l’admet le DSM IV, le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. De plus, le fabriquant du méthylphénidate affirme dans la pharmacologie clinique du produit : « aucune donnée ne vient clairement établir le mécanisme par lequel le méthylphénidate exerce une action sur le psychisme et le comportement chez l’enfant, et l’on ne possède pas non plus de preuves concluantes sur la manière dont cette action est liée à l’état du système nerveux central ».

Ainsi, notre intention n’est pas de tenir responsables les enseignants qui tentent de faire leur travail de leur mieux. Cependant, nous croyons qu’une loi est nécessaire pour assurer la protection des enfants et leur droit à une éducation sans drogue.