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Pour publication immédiate

Publié: (01 novembre 2006) http://www.cnw.ca/en/releases/archive/November2006/01/c7207.html

Contacter: Richer Dumais

Directeur exécutif de la CCDH Montréal

Téléphone: 514-220-8316

 

L'influence des antidépresseurs:

combien d'autres morts faudra-t-il ?

Frappée par l'analogie entre la fusillade de Dawson et les sanglantes fusillades froidement commises antérieurement par des personnes traitées avec des antidépresseurs, la Commission des citoyens pour les droits de l'homme (CCDH) demande de nouveau que soit rendue publique l’analyse toxicologique effectuée sur Kimveer Gill.

La mère de Gill a rapporté que son fils avait reçu des soins pour dépression. Il en avait été de même pour les adolescents à l'origine de nombreux massacres sauvages perpétrés dans les écoles, tels ceux de 1988 en Caroline du Sud où James Wilson, qui consommait des psychotropes depuis 5 ans, dont le Xanax, déclencha une fusillade meurtrière. En 1999 au Colorado où Eric Harris, 18 ans, traité au Luvox et son partenaire Dylan Klebold commettaient le massacre de Columbine avant de se suicider tous deux. En 2001 en Californie, Jason Hoffman, 18 ans, traité avec de l’Effexor et du Celexa, blessait par arme à feu 4 personnes dans son école. En 2005 à Red Lake au Minnesota, Jeff Weise, traité au Prozac, abattait ses grands parents avant de tuer neuf personnes dans les locaux de son école et de finalement se suicider.

Cas récents au Québec

Les cas récents du psychologue Dragolub Tzokovitch et d’un ami de Kimveer Gill retiennent aussi l’attention. On se rappellera que des antidépresseurs ont été trouvés au domicile de Tzokovitch après qu’il ait tué son épouse et ses deux filles. Quant à Rajan Rajiv, un ami d’enfance de Kimveer Gill, les médias ont rapporté que 3 jours après la tuerie de Dawson, il a envoyé un courriel contenant la menace de répéter à son tour les gestes commis par Gill. Rajiv aurait été traité pour dépression à plusieurs reprises dans des hôpitaux psychiatriques.

Ces évènements sanglants se répètent aussi dans d'autres pays tels la France, l’Allemagne, le Japon et Israel. Ils ont un point commun : toutes ces personnes ont à un moment donné été traitées avec des antidépresseurs ou d'autres psychotropes. Pourtant, depuis les débuts des années 1980, de nombreux avertissements ont été émis par des organismes de santé comme Santé Canada, la FDA aux États-Unis et le Comité des produits médicinaux à usage humain (CPMUH) en Europe. Tous déconseillent la prescription d'antidépresseurs aux moins de 18 ans en raison des risques d'hallucinations, de violence, d’agressivité, d'arrêt cardiaque et du comportement suicidaire. Malgré ces informations, les psychiatres continuent de prescrire ces drogues psychiatriques aux jeunes.

« Depuis sa création en 1969, la CCDH, organisation internationale sans but lucratif établie par l'Église de Scientologie, est un groupe de vigilance qui enquête et expose les violations des droits de l'homme dans le domaine de la santé mentale. Elle a toujours dénoncé les dangers associés aux traitements psychiatriques » dit Richer Dumais, directeur de la CCDH à Montréal. « Quelque 17 millions d'enfants sont actuellement traités aux antidépresseurs, stimulants et autres psychotropes aux effets secondaires dangereux. Si l’on considère la violence engendrée par l'effet de ces drogues, nous avons là un énorme baril de poudre prêt à exploser,» ajoute-t-il. Les psychiatres ne se sentent pas concernés par ces massacres, ils préfèrent se complairent à référer au « syndrome copycat » qui dénote un crime perpétré en imitation d’un autre, faisant fi des désastreux effets secondaires mentionnés dans les mises en garde et avertissements répétés, émis par des organismes de contrôle des drogues et médicaments.

Combien de morts faudra-t-il avant que la responsabilité des psychiatres soit mise en cause pour ces crimes et suicides commis sous l’influence d’antidépresseurs?