Communiqué

Vidéos

Articles

Message d'intérêt public

Interview

 
 
Média >  

Pour publication immédiate: (Juin 01, 2004)

Contacter: Richer Dumais

Directeur exécutif de la CCDH Montréal

Téléphone: 514-220-8316

Pourquoi la consommation de Ritalin a-t-elle doublé depuis 5ans?

Eh bien, on insiste auprès des parents pour que les enfants en consomment!

« Pas d’école pour votre enfant s’il ne prend pas son médicament » , voilà ce que certains parents se sont fait dire une fois que leur enfant a été diagnostiqué comme souffrant de la « maladie » du trouble de déficit de l’attention ou bien d’hyperactivité. Comment peut-on en être rendu à forcer un enfant à prendre des drogues psychiatriques dangereuses sous peine de ne plus l’éduquer? Les psychiatres, utilisant un jargon technique très compliqué, ont tout simplement réussi à convaincre le gouvernement, notre système d’éducation, les médecins et de nombreux parents de l’existence d’une supposée maladie mentale nommée « trouble du déficit de l’attention » ou « hyperactivité », selon laquelle l’enfant souffrirait d’un prétendu déséquilibre chimique dans le cerveau. Pourtant, l’Association psychiatrique américaine avoue dans son DSM IV (l’ouvrage répertoriant les diverses maladies mentales), qu’il n’existe aucun test biochimique ou neurologique prouvant l’existence de la « maladie » dont le diagnostic repose entièrement sur des critères subjectifs. Au Québec, près de 10 % des enfants d’âge scolaire consomment une drogue stimulante, et sont étiquetés comme souffrant du trouble du déficit de l’attention, avec ou sans hyperactivité.

Des parents offusqués se plaignent à la CCDH (Commission des citoyens pour les droits de l’homme). En effet, la CCDH a reçu des appels de parents indignés et désemparés du fait que leurs enfants ont été diagnostiqués hyperactifs et que ceux-ci doivent maintenant prendre des drogues psychiatriques, sans quoi leur enfant se verrait expulsé de l’école. Ces parents ne veulent pas que leurs enfants prennent des drogues dont les effets peuvent être dangereux pour la santé. Le fabriquant du stimulant le plus prescrit, avoue dans la monographie du produit qu’il peut causer une foule d’effets secondaires nocifs. Pour sa part, Santé et Bien-être social Canada classe cette substance comme un stimulant, dont les éventuels effets secondaires à court et à long terme, ainsi que la dépendance qu’elle engendre, sont semblables à ceux des amphétamines : perte d’appétit, arythmie cardiaque, grave paranoïa, psychose hallucinatoire chronique, irritabilité, dépression et recours à la violence, etc.

Que faire si l’on vous dit que votre enfant doit absolument prendre une drogue psychiatrique? Dites «non!» et sachez qu’il est illégal de forcer quelqu’un à subir un examen médical ou psychiatrique ou même de recevoir un traitement sans son consentement. Le Code civil prévoit, à l’article 10, que «Toute personne est inviolable et a droit à son intégrité». Ensuite, l’article 11 nous dit que « Nul ne peut être soumis, sans son consentement à des soins, quelle qu’en soit la nature, qu’il s’agisse d’examens, de prélèvements, de traitements ou de tout autres interventions ». Pour sa part, la Charte québécoise des droits et libertés de la personne stipule à l’article 1 que «Tout être humain a droit à la vie, ainsi qu’à la sûreté, à l’intégrité et à la liberté de sa personne». De plus, l’article 40 de la Charte stipule que «Toute personne a droit, dans la mesure et suivant les normes prévues par la loi, à l’instruction publique gratuite». Ainsi, il est illégal de contraindre quiconque à subir un traitement portant atteinte à son intégrité physique. Tenter de le faire en menaçant de priver un enfant de son droit à recevoir l’instruction publique est une violation grave des droits fondamentaux de cet enfant.

La CCDH veut sensibiliser le gouvernement, les médias et la population concernant la nécessité de faire passer une loi qui interdirait à qui que ce soit de forcer un enfant à prendre des drogues psychiatriques pour remédier à un soi-disant problème de déficit de l’attention ou d’hyperactivité. Alors que l'administration de telles drogues est devenue presque banalisée au Québec, plusieurs états américains ont voté des lois reconnaissant le droit des parents de refuser ces traitements. Certains états ont même interdit au personnel des écoles de recommander les prescriptions de psychotropes comme solution à des problèmes d'apprentissage. En mai 2002, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a recommandé qu’un contrôle plus strict soit exercé sur le diagnostic et le traitement des troubles de l’hyperactivité, et que des recherches soient effectuées sur des traitements alternatifs comme le tutorat et des solutions pédagogiques adaptées aux enfants.
Pour de plus amples renseignements, les lecteurs peuvent communiquer avec la CCDH au (514) 527-0874.
Source: Richer Dumais,
CCDH MTL

La CCDH, fondée en 1969 par l'Église de Scientologie, est un organisme international de surveillance des atteintes aux droits de l'homme dans le domaine de la santé mentale. Elle a contribué à la réforme de plus d'une centaine de lois pour protéger les droits fondamentaux des individus. http://stats.nrjdesign.com/ccdhmtl/count.asp?w=1280&h=1024&c=32&r=http%3A//www.ccdhmtl.org/contactez-nous.html&u=http%3A//www.ccdhmtl.org/presse.html&fs=true&b=MSIE&x=1100